Participation à l’anthologie Frontières ad libitum dirigée par Suzanne Dracius, sur le thème du Printemps des poètes 2023 : Frontières, aux éditions Idem.

Ferdy Ajax/Maram al Masri/Juan Ramon Alarcon/Anna Alexis Michel/Nora Atalla/Muriel Augry/Philippe Barbier/Linda Maria Baros/Nicole Barrière/Anissa Bellefqih/Nassira Belloula/Michel Bénard/Emmanuel Berland/Monique Bernard/Marie-Line Bertoncini/Claudine Bertrand/Julie Bonnafont/Enan Burgos/Carole Carcillo Mesrobian/Francis Catalano/Nancy N. Carlson/Fatima Chbibane/Sylvestre Clancier/Françoise Coulmin/Paul Dakeyo/Chantal Danjou/Jamie Davis/Maggy De Coster/Denise Desautels/Didier Destouches/Giovanni Dotoli/Suzanne Dracius/Christophe Forgeot/Mona Gamal/Éliane Hurtado/Imasango/Martine Jacquot/Catherine Jarrett/Jyb/Kama Kamanda/Jean Le Boel/Dany Lony/Alice Machado/Patrick
Mathelié-Guinlet/Stéphanie Melyon-Reinette/Lovely Merone/Gaël Octavia/Cécile Oumhani/Angèle Paoli/Pablo Poblete/Éric Poindron/Max Ponte/Anick Roschi/Annabelle Roussel/Marie-José Salas de Ballesteros/Mattia Scarpulla/Marie-Antoinette Séjean/Mario Selvaggio/Christiane Simoneau/Thierry Sinda /François Teyssandier/Thanh Vân Ton That/Luc Vidal/Pedro Vianna
C’est le 11 novembre 2022 que fut lancé l’appel à poèmes inédits pour cette anthologie sur le thème
du Printemps des poètes 2023, « Frontières ». Plus d’une soixantaine de poètes a répondu à l’appel du
11 Novembre, ce jour d’Armistice où, étymologiquement, cessent les armes des belligérants de part et
d’autre des frontières, ô coïncidence ! – mais il n’y a pas de coïncidences, que des correspondances,
c’est le leitmotiv de l’existence, en baudelairienne synesthésie – poètes, au féminin et au masculin,
le mot « poète » étant quasiment épicène, à l’origine, donc pourquoi pas en français ? Épicène, ce
qui le rend neutre, idéalement, affranchi des contraintes, en poétique marronnage, émancipé, dans le
refus de l’assignation, voire capable de déplacer « le point de fuite au-delà des limites ordinaires »,
sans toutefois prétendre paraphraser Breton, chaque poeta recrée des espaces extraordinaires, et, à sa
manière, remonte le temps jusqu’à Magellan découvreur de détroit, sans se sentir à l’étroit, ce qui lui
confère le pouvoir de s’abstraire des frontières grâce à un merveilleux, prodigieux et planétaire divertissement
pascalien. Toutes & tous ont déployé leurs imaginaires respectifs, ô combien respectables,
qui sont légion, afin de fourbir les « armes miraculeuses » de la poésie à l’instar de Césaire, pour
fournir et offrir au monde un fougueux florilège de formidables formules et de mots sans frontières, en
une singulière et plurielle géographie créatrice – l’acte de poésie ne vient-il pas du verbe grec ποιεῖν
(poiein), « créer » ? –, actes solitaires devenus solidaires, formant tissages et métissages, en une poétique
oriflamme, sans frontières, ad libitum, de la France au Québec en passant par l’Iran, la Syrie,
l’Italie, le Vietnam, le Cameroun, l’Algérie, l’Égypte, le Maroc, la Roumanie, le Portugal, l’Allemagne,
l’Espagne, la Belgique, la Nouvelle-Calédonie, la Guyane, La Réunion, Madagascar, les États-Unis,
l’Amérique latine et la Caraïbe avec la Colombie,